Chapitre 10 :
Il fallu plusieurs minutes au sage pour retrouver ses esprits et se relever. Ce que lui avait dit Chinmei l’avait ébranlé au plus haut point. Il sécha ses larmes et se mit à courir à toute vitesse en direction de ses appartements. Le joker lui aurait-il dit la vérité ? Malgré le doute qui l'envahissait, Fubuki se décida à retrouver celle qu’il considérait comme sa seule et unique famille. Lorsqu’il arriva dans son antre, son refuge, le sage marcha d’un pas lent jusqu’à la terrasse de la tour principale du palais. Il regarda, de ses yeux blessés par les révélations du joker du roi, le soleil se coucher à l’horizon. Aucune autre émotion ne se dessinait sur son visage comme figé dans une pierre de granit blanc. Il était mort, sans vie, il y a quelques années lorsque sa bien aimée lui arracha son dernier sourire avant de le quitter au petit matin. Comment pouvait-il feindre d’être un homme heureux alors qu’il ne l’était pas le moins du monde ? Contrairement à d’autres, il n’avait jamais pu se forcer à sourire lorsque la tristesse ébranlait son cœur.
En regardant la magnifique étoile orangée qui brillait dans le ciel, il sentit son cœur se serrer un peu plus. Au fond de lui, il savait que la fin approchait. La garde impériale avait sûrement dû trouver le refuge de son meilleur ami. Le dénouement de cette histoire était proche. Etait-ce-ce un bien ou un mal ? Fubuki ne pouvait le dire. Le sage souhaitait peut-être que tout cela s’achève enfin et qu’il puisse oublier en silence.
Cependant, il ne devait pas penser à une fin tragique, car il avait une dernière mission à accomplir : retrouver Hitoki. Dès leur première rencontre, elle lui accorda toute sa confiance et lui donna tout son amour. Malgré la haine et le désespoir qui envahissaient, par moment, le cœur du sage, il espérait retrouver prochainement la princesse du temps, de son temps si précieux. Peut-être parviendrait-il encore à la sauver. La maladie de la mort résonna comme une chimère. Il espérait tant pouvoir trouver un remède à ce mal qui était en train de la ronger.
Alors que Fubuki regardait le coucher de soleil éclairer le ciel, un bruit le tira de sa rêverie. Il se retourna et vit Hishigi, un de ses meilleurs amis et l’un des quatre sages. Il s’approcha de lui et dit d’une voix calme, - « Je sais où ils se trouvent… Suis-moi ! »
Chapitre 9 :
Bontenmaru comprit que la jeune femme venait de livrer une partie de ce douloureux passé qu’elle gardait enfoui au fond de son cœur. Il saisit l’origine de son sourire qui masquait une profonde tristesse. Afin de sauver celui qu’elle aimait, Hitoki avait dû faire des choix difficiles et en payer le prix. Comment est-ce que cette femme, qui avait tout perdu, pouvait-elle être si généreuse avec autrui ? Le samouraï la regarda avec admiration et la vit baisser les yeux un instant vers le sol. Il n’y avait aucun doute, cette histoire entre clans se terminerait mal.
Réminiscence : Ma vie sans elle
De son côté, Fubuki était un homme chargé de nouvelles responsabilités. Il était devenu, après le départ de maître Muramasa, le chef des quatre sages et devait gérer la plupart des hommes de main du palais du Yin et du Yang. Diriger un pays, une armée était une chose éprouvante et difficile. Après sa séparation avec Hitoki, il n’avait toujours pas refait sa vie de manière officielle. Il avait bien eu quelques aventures sans lendemain, mais aucune femme de le comblait réellement. Le sage ne s’était, par conséquent, jamais marié. Donner naissance à un héritier comme les autres membres de son clan ne faisait pas parti de ses futurs projets. Après avoir fait l’amour avec certaines de ses créatures viles et sans intérêt, il s’en voulait et se demandait ce que penserait Hitoki de son comportement. Cependant, tout lui remémorait l’ivresse et le bonheur vécu auprès d’elle. Pourtant, malheureusement, au bout du compte, il n’y avait que peine, tristesse et souffrance.
Réminiscence : Révélations
Alors qu’il marchait d’un pas assuré vers l’allée principale du palais, il tomba nez à nez avec Chinmei, le joker du roi rouge. Ce dernier s’arrêta devant lui afin de l’empêcher de continuer son chemin. Il esquissait un large sourire sur son visage de fou. Fubuki essaya d’esquiver le joker, mais il n’y parvient pas. C’est avec un rire sarcastique et moqueur que Chinmei prit la parole. Il empoigna ave force la main du sage et lui dit d’une voix fluette, - « Ta femme, cette traîtresse, est enceinte de toi malgré les recommandations du roi rouge. Elle met le clan de la lune rouge en danger, tu ferais mieux de la retrouver et de la tuer de tes mains avant que l’un de nos hommes ne le fasse à ta place. Voir mourir la femme et l’enfant que l’on aime mourir devant soi est sans doute la plus belle chose qui soit surtout lorsqu’il s’agit d’une pécheresse et d’une criminelle. » Après avoir révélé la grossesse de la jeune femme, le joker du roi lâcha la main de Fubuki et partit en direction de la salle du trône. Une larme, puis plusieurs, se mirent couler le long des joues du sage qui prit sa tête entre les mains. Un cri de désespoir vint mourir dans sa gorge. Il tomba à genoux sur le sol de dalle blanches, livides comme le teint de son visage.
Paradoxal
Nous n'étions pas prédestinés à nous rencontrer,
Pourtant, par une nuit froide de décembre, s'est arrivé.
Tout de suite, j'ai succombé, mais j'ai tout fait pour t'éviter.
Mais, malgré nos différences, nous avons su nous retrouver.
Paradoxal ! Je suis pourtant tout ton opposé :
Femme attentionnée tu es,
Homme orgueilleux je suis.
Femme admirée tu es,
Homme détesté je suis.
Tu représentais en quelque sorte le Bien... Moi, le Mal.
Cependant, tu as su briser par ton amour mon cœur de glace.
Me mettre à nu, tu as dévoilé mes sentiments toujours en cavale.
Pourtant, après ton départ, j'ai sombré dans le désespoir.
Un être cruel me possède, il emprisonne mes tourments.
J'essaie en vain de le fuir et de continuer à y croire.
Tristesse
Les larmes coulent le long de mes joues lorsqu'il fait noir.
Petites gouttes salées, si tard, personne ne peut les voir.
De mon enfance malheureuse, je n'attendais plus rien.
Je suivais les yeux fermés la voie tracée par les miens.
J'ai grandi en suivant les ordres de mon père.
Que je devienne un grand guerrier était son rêve.
J'ai porté les espoirs de ceux qui m'étaient chers,
Oubliant les miens, ils ont détruit ma vie et bu ma sève.
Comme il fut décidé, je suis devenu un fier combattant,
Maniant le katana parfaitement, je suis entré parmi les grands.
Depuis des générations, la nécromancie est le don de ma famille,
Un cadeau empoisonné... La mort me tuera de sa cruelle faucille.
Désespoir
Depuis ton départ, je ne suis plus le même.
Oh non, la folie est en train de me perdre,
Je n'ai même plus la force de faire carême,
Mon cœur est devenu aussi dur que le cèdre.
Je veux tout détruire autour de moi,
Et tout reconstruire auprès de toi.
Hitoki... Sauve-moi, sauves-toi.
Welcome here
L'ambassadeur, premier du nom, Sire Fubuki entre en scène, une rose rouge à la main, vêtu d'un linceul blanc pour seul vêtement (certains diront, - "Quelle vision d'horreur !"). Contacte-moi vite, très vite, car je suis peut-être l'homme de ta vie et nous pourrons, nous aussi, célébrer un mariage royal sur Sdkpowaaa, le forum où tout le monde va ! Vous pouvez joindre mon forum en cliquant sur le lien suivant :
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