Litanie
Il y a quelques années, nous étions inséparables.
Pourtant, même la plus belle des choses est périssable.
Malgré tout, nous aurions dû essayer de la préserver,
Le courage de nous rebeller contre tous nous a manqué.
Nous avons tenté en vain de rester unis et fidèles,
Parmi les hommes orgueilleux et les monstres cruels.
Cet amour impossible a lui-même brûlé nos frêles ailes.
Tu ne croyais plus en les faux espoirs de notre clan,
Qui faisait couler le sang, tu voulais le réduire à néant.
Sans un mot, tu nous as abandonné, moi le premier.
Je sombre dans la folie à force de vouloir te retrouver.
Que reste-t-il de notre passé commun ? Simple nostalgie ?
Au fond de moi, je veux juste par un simple tour de magie,
Tout détruire, tout reconstruire à la grandeur de ton effigie.
Chapitre 8 :
Hitoki décida, par une nuit de printemps, de couper ses cheveux blonds qui représentait le symbole de la princesse du temps, liée au clan de la lune rouge. La parure dorée qui, autrefois, tombait le long de son dos lui remémorait les courts instants de bonheur qu’elle avait passé auprès de Fubuki. En regardant le ciel ensoleillé, la jeune femme se demanda comment réagirait le sage s’il la voyait avec les cheveux courts. Sans doute se mettrait-il en colère en lui reprochant gentiment d’avoir couper de si jolies mèches. Par ailleurs, Hitoki se demanda si le sage était arrivé à trouver une femme qui le comble de bonheur. La jeune femme se sentait seul et affaiblie. Combien de temps lui restait-il à vivre ?
Réminiscence : Retrouvailles
Un matin, alors que les rayons de soleil réchauffaient la terre, Muramasa entendit des bruits de voix et de pas s’approcher de leur cachette. Il posa le sabre qu’il était en train de forger et se dirigea vers l’une des fenêtre de leur refuge afin d’observer les mystérieux inconnus qui rôdaient près de chez eux.
Le sage reconnu tout de suite le visage sérieux de son élève, Kyo et de son meilleur ami, Bontenmaru. Après de chaleureuses salutations, le petit groupe s’installa dans la pièce principale du gîte. Après avoir échangé quelques paroles, Muramasa demanda des nouvelles du clan et du roi, mais n’appris rien de bien intéressant. Il savait pertinemment que les Mibu étaient à leur recherche.
Réminiscence : Mélancolie
Dans l’après-midi, Kyo et Muramasa partirent vers les profondeurs de la forêt avoisinante afin de s’entraîner tandis que Bontenmaru resta en compagnie de la sœur de son meilleur ami. La jeune femme était fatigué par la maladie et sa grossesse et devait se reposer plusieurs heures par jour.
Hitoki semblait perdue dans ses pensées. Elle ne parlait, mais esquissait depuis leur arrivée un sourire chaleureux qui masquait une peine profonde. La jeune femme, se sentant observée, dit à Bontenmaru d’une voix douce qu’il ne devait pas s’inquiéter pour elle. Puis, quelques secondes plus tard, elle ajouta, - « Nous désirions réduire à néant le clan de la lune rouge afin de gagner la liberté. Elle a un prix, j’ai tout quitté sans penser aux conséquences de mes actes et de mes choix. Fubuki, l’homme que j’aime, fait désormais parti du clan de mes ennemis. Je sais, au fond de moi, qu’il ne me pardonnera pas. »
Pendu, la danse mortelle de la corde beige.
Déchu, je suis tombé dans les ténèbres.
Perdu, éternellement dans un rêve.
Un homme sans âge est assis sur une chaise dans une petite chambre sombre et poussiéreuse. Quatre murs imposants de brique noircie par le temps cloisonnent la petite pièce. A l'intérieur de celle-ci, il y a seulement un vieux lit dont le matelas à fait son temps, une commode à moitié délabrée et une chaise sur laquelle est assis l'homme.
Sur le mur de droite, la tapisserie est en très mauvais état puisque des pans entiers ont été déchirés et laissent transparaître les briques noires qui forment les murs de la pièce. Il fait nuit noire, aucune lumière ne filtre de l'unique fenêtre aux volets clos.
Nous sommes au mois d’hiver et je remarque que l’inconnu frissonne sur sa chaise. Je ne vois pas son visage parce que celui-ci a la tête baissée et semble regarder ses genoux fixement. Il est tout de noir vêtu comme s’il portait le deuil où qu’il vivait ses derniers instants. Peut-être se rend-il à l’enterrement de l’un de ses proches ?
Toujours assis sur sa chaise, maintenant immobile, ses yeux fixent inlassablement ses mains usées par le temps. Oh non, que dis-je ? Il fixe quelque chose d'autre. En effet, en regardant plus attentivement, je vois que ses yeux restent fixés sur une corde de couleur beige, elle aussi, usée par le temps ou par les essais inlassablement répétés d’une mise à mort ratée.
Ses mains l’attrapent et la serrent fermement comme s’il ne voulait plus s’en séparer. Peut-être que cet objet représente une délivrance à venir ? Cet homme place sans doute la plupart de ses espoirs futurs dans l’enchevêtrement des quelques bouts de lin de la corde beige autour de son cou osseux. Le regard toujours fixe, le corps tendu et immobile, il reste là, assis, dans le noir à attendre le moment propice, l’heure idéale pour faire ce qu’il a à faire.
Le temps passe et s'écoule inexorablement...
Un bruit, un geste brusque et l’homme serre la corde de toutes ses forces. Il la tortille dans ses mains, la roule, la tourne dans tous les sens et tout d’un coup, il la laisse tomber par terre. Je tends l’oreille. Un seul petit bruit presque inaudible indique que l’objet diabolique est tombé à ses pieds.
Je vois l’ombre de l’homme se déplacer sur le sol poussiéreux de quelques mètres. Une courte distance sépare la corde beige de lui. Je peux lire maintenant la peur sur son visage vide, livide, mort puisque étrangement, à ce même instant, quelques rayons de la pleine lune filtrent au travers des volets délabrés de la fenêtre.
Quelques gouttes de sueur coulent de son front et viennent mourir sur ses habits de deuil. Je le vois regarder l’objet de ses désirs avec des yeux atterrés. Il semble vouloir partir, s’enfuir, mais il reste sur sa chaise ne pouvant se lever. Il est comme paralysé par une force invisible, la terreur se lit sur son visage et ses mains commencent à s’agiter nerveusement de même que ses jambes.
La corde est posée en boucle à ses pieds comme si elle attendait que le cou d’un homme vienne se placer en son centre. Il la regarde avec peur comme si elle allait lui sauter dessus, s’enrouler le long des ses jambes, de son torse, de ses bras, le long de sa nuque, de son cou et s’entortiller dans une danse frénétiquement lente avant d’entendre le bruit sec de délivrance. Cependant, l’objet diabolique reste sans vie, sans volonté propre, inanimé de désirs malsains.
Pourquoi l’homme ne se lève-t-il pas ? Pourquoi ne s’enfuit-il pas ? Pourquoi reste-t-il près d’elle ? Attend-il réellement quelque chose de ce serpent de lin ? Je vois l'inconnu prendre sa tête dans ses mains, il est toujours aussi agité. Quelques minutes plus tard, il se dresse sur sa chaise. Son visage est la mort incarnée.
Trois coups sourds retentissent à la porte de la chambre fermée à clef ! Qui est-ce ? Pas de réponse, je tends l’oreille à la recherche d’un autre bruit, d’un mot, d’une voix… Rien ! L’homme s'agite un peu plus sur sa chaise et pour la première fois, il détourne les yeux de la corde et regarde en direction de la porte.
Oh ! Va-t-il enfin se lever et s’enfuir de ce huit clos ? Suis-je bête, me dis-je, je connais déjà la réponse.
L’inconnu fixe la porte, il vient d’entendre un bruit sourd, des sanglots et des murmures étouffés par un sans visage. L’homme se retourne à nouveau en direction de la corde beige et la danse de la mort peut enfin commencer.
Après une danse lente, je vois que la corde beige glisse lentement autour de son cou. Ses deux mains usées par le temps prennent chacune une des extrémités et dans un geste brusque et déterminé, il tire dessus. Plusieurs minutes s'écoulent, ses mains épuisent leurs dernières forces avant de succomber au sommeil éternel et, dans un bruit sourd, l’homme au poids mort tombe à terre et quitte enfin cette chaise de souffrance qui le retenait prisonnier depuis si longtemps
Est-ce que je dors ? Tout est étrange, tout est noir autour de moi, je ne vois plus rien. La pièce est vide et je ne sens plus que le froid envahir mes membres un par un. Nous sommes au mois d’hiver me dis-je à voix haute pour apaiser ma peur.
Dans un dernier soupir, je sens quelque chose couler le long de mes joues. Quelque chose de froid, de glacial. Ce sont des larmes, et dans un dernier délire, je m’endors une dernière fois sur le sol poussiéreux de la chambre close en ne lui laissant qu’une carcasse vide et osseuse comme souvenir.
TOKITO
Première apparition : Volume 15 Groupe sanguin : A Première apparition : Volume 19 Groupe sanguin : AB
Armes : Le sabre Muramasa (Hokuto Shichisei), cartes diseuses de bonnes aventures
Pouvoir : Capacité de lire, prédire le futur
Age (en apparence) : 14 ans
Anniversaire : 3 juin
Taille : 160 cm
Poids : 44 kg
Spécialité : Lire, prédire l’avenir
Aime : Les endroits sombres où il n’y a pas de lumière
Aime pas : Muramasa
Nourriture préférée : Pudding
FUBUKI
Armes : Deux sabres et un chat qu’il a ramené à la vie
Pouvoir : Nécromancie, la capacité de redonner la vie à certaines créatures, objets
Age (en apparence) : 35 ans
Anniversaire : 1 novembre
Taille : 180 cm
Poids : 70 kg
Spécialité : Regarder la lune
Aime : Les Mibu
Aime pas : Muramasa
Hop, voici deux nouveaux chapitres de la fanfic "Réminiscence" ! Et oui, il y avait bien longtemps que je n'avais pas mis la suite. Je vais essayer de mettre deux chapitres chaque soir, mouahahaha. Je vais aussi tenté de faire le portrait des personnages qui m'inspire à savoir : Fubuki, Hitoki et Tokito.
J'ai beaucoup d'amibition en cette nouvelle année !
Voici un site que j'aime particulièrement, il est en anglais, je vous laisse le soin de le découvrir :
Welcome here
L'ambassadeur, premier du nom, Sire Fubuki entre en scène, une rose rouge à la main, vêtu d'un linceul blanc pour seul vêtement (certains diront, - "Quelle vision d'horreur !"). Contacte-moi vite, très vite, car je suis peut-être l'homme de ta vie et nous pourrons, nous aussi, célébrer un mariage royal sur Sdkpowaaa, le forum où tout le monde va ! Vous pouvez joindre mon forum en cliquant sur le lien suivant :
Si vous désirez me contacter, voici mon adresse e-mail :